LA FONTANELLA - RESTAURANT, HEBERGEMENT, BED & BREAKFAST A LA ROCHE-EN-ARDENNE

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Bed & Breakfast La Fontanella chambre et petit déjeuner
La Roche en Ardenne



Article publié par Jean-Michel Bodelet dans le Bulletin Communal de La Roche, septembre 2004.




Prioux Michel  
 
" Prioux Michel, Claude (…) est décédé à la Roche-en-Ardenne, le samedi neuf septembre mil neuf cent quarante-quatre, vers sept heures du soir, lors de la bataille pour la libération
de la ville de La Roche-en-Ardenne".

Laconique, comme peut l'être un acte de l'état-civil, ce document mentionne la seule et unique personne tombée dans les rangs alliés lors de la première libération de notre ville.

Un petit retour dans le temps s'impose. En juin 1944, les alliés débarquent en Normandie. Après une campagne très meurtrière, ils libèrent notre territoire national. Toute la population est en liesse,
fêtant la liberté retrouvée. A La Roche-en-Ardenne,
on sent également, en ce début de septembre, que la fin de l'occupation est proche.

Le 8 septembre, un vendredi, les sapeurs allemands détruisent les deux ponts de la ville. Le lendemain matin, les Américains arrivent à Beausaint. Le tir d'artillerie commence. Plus de cinq cents obus tombent sur la cité de Berthe. Les Allemands se sont retranchés dans le château et dans certaines maisons de la rue Clérue , mais toute résistance est vaine. Après quelques heures de combats, les hommes du Colonel Sibert entrent dans la ville.
Les Allemands ont perdu une douzaine d'hommes. Les Américains ont une victime à déplorer : Michel Prioux, jeune français accompagnant les troupes américaines, venait d'être victime d'un snipeur embusqué au château. Son corps gisait dans la propriété de l'étude du notaire Baclain, l'actuel parking du casino . Engagé volontaire, il n'appartenait pas à l'effectif US et son corps ne fut pas emporté .

Toute la population rochoise se mobilisa le jour de ses funérailles, le 12 septembre : " Le jour de ses funérailles fut un vrai triomphe. Il fut escorté par toute la paroisse : la croix précédait le cortège puis venaient les enfants encadrant les porteurs de couronnes. Le cercueil recouvert des couleurs françaises était entouré d'une garde d'honneur formée par les maquisards de la région, les anciens combattants dont plusieurs étaient en uniforme. Et le clairon sonnait Au Champ. L'église était comble et la messe fut des plus solennelles " souligne une jeune élève rochoise dans une rédaction intitulée :
" Il est tombé pour nous ". Tout un symbole.

Le bourgmestre Jean Orban de Xivry voulut, lui aussi, rendre un vibrant hommage à Michel Prioux. Dans son discours funèbre , il souligna:

" Comme seule victime alliée de la victoire du 9 septembre 1944, votre témoignage unanime prouve que nous l'adoptons, désormais, comme Rochois. C'est à juste titre, d'ailleurs, car c'est pour nous, c'est parmi nous qu'il est mort en délogeant les occupants
des ruines millénaires du Château des Comtes de La Roche »

et de noter :

« Cher Prioux, aujourd'hui La Roche s'incline sur ta tombe, demain, elle t'entourera de sa prière fervente et de son pieux souvenir, désormais ineffaçable ».

Le souvenir du « petit Français » comme bon nombre de Rochois l'avaient surnommé allait rester très vif au sein de la population. On pensait la paix revenue et les mauvais jours passés. Malheureusement, quelques mois après son sacrifice, une autre épreuve, épouvantable, allait endeuiller toute la cité. Avec la bataille des Ardennes, les civils allaient payer un terrible tribut.




Jean-Michel Bodelet