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Tél. 00 32 (0) 84 411 773
GSM 00 32 (0) 498 262 870

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Historique

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Bed & Breakfast La Fontanella chambre et petit déjeuner
La Roche en Ardenne



Patrimoine Historique La Roche en Ardenne





"Comprendre son temps est impossible à qui ignore tout du passé.
Etre contemporain,c'est aussi avoir conscience des héritages, consentis ou contestés ».
R. REMOND




La Roche-en-Ardenne, la « perle des Ardennes », lieu de villégiature et de vacance par excellence. Ville qui connut cependant ses heures tragiques. En 1945, les contemporains, en visitant la cité, parlaient d'un paysage « Lunaire ». La dernière folie d'Hitler - L'offensive des Ardennes avait rayé la cité de la carte.
En ce soixantième anniversaire de la libération et la bataille des Ardennes, l'occasion nous semble bien choisie pour réaliser un devoir de mémoire.
Par le biais de ce petit guide, nous allons vous entraîner sur les traces et les symboles des deux guerres mondiales à La Roche-en-Ardenne.

Notre point de départ se trouve sur le parking du Faubourg.

1. Le parking du Faubourg

Notre balade débute sur ce parking. Le terme Faubourg signifie ce qui est en dehors des murs, des fortifications. Symbole étymologique du rayonnement de la ville à l'époque médiévale. Avant l'offensive des Ardennes, cette place était un véritable quartier avec ses ruelles, ses maisons et une chapelle.
Cette chapelle, dédiée à Saint – Antoine, était l'antique vestige d'un hôpital géré par les Recollets. Lors des bombardements de décembre 1944, ce quartier sera presque complètement rasé. Il ne sera pas reconstruit et les autorités de l'époque aménageront la place.





Si nous nous tournons vers la route d'Ortho, nous voyons le restaurant « Le Nulay ».
C'est dans ce bâtiment que, lors de la première guerre mondiale les autorités occupantes établiront une caserne.
Quittons cette place et empruntons la ruelle qui nous conduit vers « Les Grès de La Roche ».
Tournons directement à gauche. Remarquons la vue superbe du château féodal. Au devant du parking se dresse une petite pelouse où l'on remarque rapidement un monument.


2. Le Monument Prioux




Ce monument, réalisé par les établissements Heck, symbolise la première libération de la ville,en septembre 1944.
Il a été inauguré le 18 septembre 2004 dans le cadre des festivités liées au soixantième anniversaire de cet événement.
Ce monument rend hommage à l'unique victime alliée tombée lors de la libération de septembre,
Michel Prioux, lui, avait 18 ans.
Retournons sur nos pas et dirigeons nous vers le pont du Faubourg


3 Le pont du Foubourg




Sur la rambarde gauche, figure une plaque commémorative.
Ce pont, comme la plaque commémorative le mentionne, a été détruit par les hommes de
la 2 ème  Panzer Division du général Brandenberger.
L'autre pont de la ville subira la même sort.
Le 9 septembre 1944 au matin, alors que les Américains étaient déjà à la hauteur de Beausaint, village situé à une encablure, le pont est dynamité. L'explosion ne se déroule pas comme les sapeurs allemands l'avaient prévue. L'édifice tombe en forme de « V » dans l'Ourthe. Les occupants ne demandent cependant pas leur reste. Talonnés par les troupes alliées, ils quittent la ville.
Les Américains ont la surprise de découvrir l'ouvrage encore presque utilisable.
Pour les piétons, la commune installe une passerelle. Avec l'Ourthe en crue, fin novembre 1944, le génie américain installe un pont de type Bailey.
Le rôle stratégique (un nœud routier) de la ville est alors véritablement rétabli !


Le 16 décembre 1944, l'offensive Von Rundstedt est lancée.
Le 20 décembre, Samrée, position clé dans les nœuds de communication, tombe.
Les coups de canons se font entendre.


La première victime, malheureusement d'une bien trop longue série, vient de tomber.
Il s agit du père Benoît Liègeois qui, sortant de l'église où il venait de célébrer une messe, fut touché par un éclat d'obus.



La 7ème division blindée US qui se trouvait à La Roche se replie sur Marche-en-Famenne. Bien qu'il ait été prévu de faire sauter le pont, les derniers éléments américains quittent la ville sans exécuter ce « travail ».Dans la nuit du 21 au 22 décembre 1944, les premiers éléments de la 116éme Panzer réoccupent La Roche.
Devenus vitaux, les deux ponts doivent être détruits :
Le 26 décembre 1944, vers neuf heures du matin, une première vague d'avions bombarde le Faubourg.
Si la guerre des ponts est en train de se gagner, la ville va en payer le prix fort : La Roche-en-Ardenne sera, en quelque jours, rayée de la carte.

L'historien officiel de L'US Army, Hugh M. Cole souligne le but de ces bombardements : «  Un simple (sic) bombardement d'un millier de tonnes sur La Roche pendant deux jours arrêta tout mouvement majeur de l'ennemi dans ce secteur (cette ville se trouve au fond d'une gorge et n'est accessible que par des défilés abrupts) ».
La ville est plongée dans un climat indescriptible : « L'attaque aérienne sur la ville, imprévue,
incompréhensible pour nous, avec ses ravages, ses incendies, ses morts,ses blessés,devait engendrer la panique.
Des groupes hagards se soutenaient mutuellement, erraient dans les rues en ne sachant quelle direction prendre, ces malheureux portaient un ballot avec une couverture sur l'épaule, poussaient parfois devant eux une charrette à bras, une brouette sur laquelle un malade, une personne âgée, un blessé gémissant avait trouvé place ».
Notera le Rochois Jean Lefevre.

« A la place de la charmante villette, on découvrait un val d'enfer » écrira pour sa part le correspondant de guerre M.G. Levy

Cité martyre, La Roche-en-Ardenne sera parrainée par les villes D'Ath et de Huy.


Traversons le pont. A l'extrémité de ce dernier, on trouve à droite, un monument


4. Le Monument aux morts




Ce monument, dédié aux morts, déportés et combattants de la Grande Guerre, date du début des année 20.
Il a été construit suite à une souscription publique. A l'origine, une barrière plus grande que l'actuelle l'entourait. En outre, les cartouches étaient entourées d'un métal brillant. Au sommet, se trouve une Victoire armée d'un glaive orienté vers le sol. Cette Victoire porte une feuille de laurier dirigée vers le ciel. Une typologie très représentative des monuments dédiés aux héros de la première guerre.
Héros, dont le nom figure sur la partie centrale.

Comme ce fut malheureusement le cas, ce monument a été « complété » après 1945.
Il s'agit des deux parties latérales où le martyrologe des Rochois est repris.
Un hommage est rendu également aux victimes civiles de l'offensive des Ardennes et à Michel Prioux.
Cette dernière plaque avait été apposée en 1984.
Le monument aux morts de La Roche-en-Ardenne ne subira aucun dommage lors de la bataille des Ardennes. Il est aujourd'hui un passage obligé lors de toutes les cérémonies patriotiques organisées dans la cité.

Il a été restauré en août 2004.

Poursuivons notre route.


5. L'hôtel de Ville



A la veille de la bataille des Ardennes, des explosifs,qui devaient servir à dynamiter le pont du Faubourg, avaient été entreposés dans les caves de l'édifice. Lors des bombardements, la maison communale fut soufflée, tout comme le quartier.
Il ne resta que le coffre-fort, au-dessus des débris. Les archives de la cité furent à jamais détruites. L'hôtel de ville fut reconstruit presque à l'identique.
Sur le fronton de la bâtisse figurent les armoiries de la ville. Elles datent en partie de 1407 :




« De gueules au lion d'argent à la queue fourchue et passée en sautoir brisées d'un lambel d'azur de trois pièces brochant sur le tout ».
En 1951, un nouvel attribut sera ajouté.
Il s'agit de la croix de guerre 1940 avec palmes. Elle a été décernée à la ville en reconnaissance de : «  la belle conduite de sa population qui se distingua au cours de la présente guerre par un courage exceptionnel lors des bombardements et combats de la libération subis par leur ville et comportant des dangers de même nature que ceux  du champ de bataille ».



Engageons nous maintenant dans la ville. Et dirigeons nous vers l'église.


6. L'Eglise Saint-Nicolas



Entrons dans cette dernière par la porte côté « Gohette », c'est-à-dire la porte de droite. Nous découvrons là une plaque commémorative de la guerre 1914-1918. Sur celle-ci, on peut découvrir le nom des combattants rochois de la Grande Guerre.
En haut se trouve cette inscription : « Sous le règne d'Albert ont combattu pour la patrie, le droit et la liberté ».
En dessous de cette plaque commémorative, on peut lire : «Rendons grâce à Dieu de nous avoir donné la victoire».
Ces mentions, qui semble aujourd'hui d'un autre temps, symbolisent bien l'ambiance manichéenne qui avait entouré le premier conflit mondial.

Profitons de cette petite incursion dans l'église décanale de La Roche-en-Ardenne pour souligner la personnalité du doyen Emile Gribomont. Devenu doyen de la cité en 1933, il sera, dès le 10 mai 1940, arrêté comme otage et retenu 13 jours à la citadelle de Huy.
Résistant actif, il montra un très grand courage pendant ces jours.
N'oublions pas non plus l'abbé Gaillard, seul ministre du culte pendant l'offensive des Ardennes (le Doyen, qui était recherché par les Allemands, se cachant durant cette période), qui se dévoua sans compter.
Il rendait visite journellement à bon nombre de Rochois, terrés dans les caves.

Sortons de l'église et rendons-nous devant le Mussée de la bataille des Ardennes.


7. Autour du Musée de la bataille des Ardennes


Les maisons et les commerces situés avant ce musée formaient, il y a bien longtemps, un hôtel très renommé dans la cité : « l'Hôtel du Luxembourg ».
L'établissement avait été, en 1914, réquisitionné par les occupants pour abriter leur
Etat-Major.


Passionnés d'histoire ou simple curieux, une visite par le musée de la bataille des Ardennes s'impose. Fruit d'une collection privée, il fait voyager le visiteur dans le La Roche des années 30 et dans la dure épreuve des combats de 1944. Il est par ailleurs dédié aux victimes civiles de l'offensive Von Rundstedt.
Une plaque commémorative y est d'ailleurs apposée.
Juste après ce musée, nous voyons une petite chapelle accolée. Il s'agit de la chapelle
Saint-Roch. Ce saint était invoqué contre la peste. C'est dans cet édifice que le corps de l'abbé Benoît Liegeois première victime civile de l'offensive, sera transporté.


Progressons dans notre découverte et marchons une cinquantaine de mètres. Traversons  la route. Nous nous trouvons face à une nouvelle plaque commémorative.


8. La plaque de la jonction




Cette plaque a été baptisée « Plaque de la jonction ». Elle commémore la rencontre entre Américains et Britanniques en janvier 1945. Les troupes US, appartenant à la 84éme division d'infanterie « Railsplitters » , venaient de la rive droite de l'Ourthe. Les Britanniques issus de la 51 st Highland Division et plus particulièrement des «  Black Watch », s'étaient chargés de l'autre rive.


Les insignes de ces deux divisions sont repris en détail sur cette plaque commémorative. C'est une photo d'époque qui a servi de base à la création de ce monument.



Dirigeons-nous vers le pont.

9. Plaques commémoratives

Passons maintenant le pont dit du Gravier : remarquons, sur les deux côtés du pont, la présence de  plaque commémorative. Elles sont presque identiques à celle du pont du Faubourg.
Empruntons l'Avenue de Hadja.

Au milieu de l'ascension, vous pouvez apprécier un superbe point de vue. En outre, une pierre dédiée au pasteur Perk, écrivain qui publia le premier guide de la région en langue néerlandaise, est visible le long de la route.


Après cette montée attardons nous un peu sur le parking de l'hôtel du Chalet. Outre un autre superbe point de vue sur La Roche-en-Ardenne, nous nous trouvons face à un blindé.


10. Char de type « Achilles »



Il s'agit d'un chasseur de chars SP 17, évolution britannique du char destroyer US M 10. Il possédait dans cette version, un canon de 17 livres. Inauguré le 11 janvier 2000 en présence de vétérans britanniques il rend hommage à la 1 st Northamptonshire Yeomanry. Cette division supporta l'entrée des Black Watch dans la ville en janvier 1945. Au devant du char, une plaque commémorative reprend ce bref historique.
Les insignes des deux divisions figurent de part et d'autre sur cette plaque.


Si nous jetons un regard sur la ville, nous voyons, sur le parking du « Quai », un autre char.

11. Char de type « Sherman »



Il s'agit d'un modèle M4A1, soit la seconde série de Sherman construite. Pour réduire la vulnérabilité de la première série, une coque sans arrête vive fut produite. Elle devait faire ricocher les obus ennemis.
On remarque cependant sur ce modèle que plusieurs tirs ont anéanti ce char. La tourelle, elle, n'est pas d'origine. Elle est équipée d'un canon de « 76 mm long » à la place du « 75 » de série. Ce blindé a été restauré par les hommes du 1/3 Lanciers de Marche-en-Famenne et inauguré le 17 décembre 2004. Il remplace sur ce socle un char de type Pershing M 46 qui se trouvait à cet endroit depuis 1990.

Poursuivons notre route en prenant la direction de Marche. De suite, à droite, nous nous trouvons face à un monument.



12. « Roll of Honour » : Monument dédié à la 51 st Highland Division




C'est en mai 1999 que ce monument a été inauguré, lors d'une journée à laquelle ont participé des vétérans de cette division. Sur ce monument figure le martyrologe de cette unité. 54 noms sont repris.
Au-dessus on voit l'insigne de la division et les armoiries de La Roche en ardenne.

Ce monument rend hommage aux Britanniques qui donnèrent leur vie pour la libération

Texte : Jean-Michel Bodelet. Licencié en Histoire.
Ville de LA Roche en Ardennes

La Roche 1940 -1945
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